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Le mythe de Merlin hante la vie entière et l’œuvre de Quinet de la jeunesse à l’exil. Il trouve sa consécration, en 1860, dans l’épopée de Merlin l’Enchanteur. Cette dernière mérite d’être relue non seulement parce que, dans sa fascinante démesure elle incarne l’aspiration à l’impossible unité qui est l’une des postulations majeures du romantisme, mais aussi parce qu’elle constitue la seule recréation fictionnelle du mythe de Merlin, en France, au XIXe siècle. Les amateurs de mythocritique pourront découvrir comment, s’inspirant de la structure ternaire du récit légué par la tradition, dans lequel Merlin revit sous le visage d’un prophète, d’un enchanteur, d’un enchanteur désenchanté, Quinet se livre à une triple palingénésie. Il s’approprie la légende de Merlin dont il fait un mythe du moi, d’un moi que l’exil ensevelit et coupe du monde ; un mythe de l’Écriture puisqu’en lui s’inscrit en surimpression l’histoire même de la création mythologique tendue entre tradition et invention ; un mythe de l’histoire universelle enfin qui réfracte les Rayons et les Ombres d’une expérience politique et d’une philosophie de l’histoire.
Date de disponibilité :
| Editeur | HONORE CHAMPION |
| Collection | ROMANTISME MODERNITE |
| Format | in-8 |
| No dans la collection | 0002 |
| Nombre de volume | 1 |
| Nombre de pages | 682 |
| Type de reliure | relié |
| Date de publication | 15/09/1999 |
| Lieu d'édition | PARIS |
| ISBN | 2745300504 |
| EAN13 | 9782745300508 |