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LA FEMME, LA FAUTE ET L'ECRIVAIN

La mort féminine dans l'oeuvre de Balzac

BUI VERONIQUE


Près de cent quarante femmes meurent dans La Comédie humaine. Or, parmi elles, aucune ne s’est relevée de sa tombe fictive pour accéder au statut de mythe littéraire. Balzac n’a créé ni une Virginie, ni une Marguerite Gautier, ni une Madame Bovary. En revanche, c’est à certains hommes que revient cette gloire posthume et, plus particulièrement, à l’un d’entre eux : Goriot. Comment expliquer un tel écart ? Le concept de mort féminine a permis de donner un nom à cette mort qui, dans le récit balzacien, remet en cause la différence des sexes. Car la mort féminine, caractérisée par la présence d’une culpabilité liée à la sexualité, tue les hommes comme les femmes. À l’instar du personnage masculin, l’agonisante balzacienne est un corps avec sa force et ses faiblesses, avec son éventuelle beauté et ses pathologies. Ni Ève, ni Vénus, ni Marie, ni Salomé, l’héroïne de Balzac, à l’agonie, révèle autant l’être de chair que les artefacts de l’idéalisation romanesque.




61.55 CHF

Fiche technique

Editeur HONORE CHAMPION
Collection ROMANTISME MODERNITE
Format 16x23,5
No dans la collection 0064
Nombre de volume 1
Nombre de pages 336
Type de reliure relie
Date de publication 30/05/2003
Lieu d'édition PARIS
Indic. sur auteur original BALZAC (HONORE DE)
ISBN 2745307487
EAN13 9782745307484